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mercredi 14 septembre 2022

Dans les brumes de Capelans

Une île de l’Atlantique, battue par les vents, le brouillard et la neige… Un flic qui a disparu depuis six ans et dont les nouvelles missions sont classées secret défense… Sa résidence surveillée, forteresse imprenable protégée par des vitres pare-balles…
La jeune femme qu’il y garde enfermée… Et le monstre qui les traque.
Dans les brumes de Capelans
Olivier Norek 2022

Je suis pleine de joie. Et de tristesse. À la fin du tome 3 de la saga Victor Coste, je n’avais plus aucun espoir de voir une suite, car le dénouement était trop… horrible. Et là, Olivier Norek a su réinventer son personnage, lui donner une nouvelle vie à la fois crédible, magnifique et terrible. Et, pour mon plus grand plaisir, j’ai pu m’immiscer auprès de ce flic que j’adore, dans les brumes de Capelans, à Saint-Pierre, loin du monde, littéralement.

Alors, je vais passer sur la fin qui fait une redite de Surtensions : sérieusement, faut pas nous refaire le coup… Cette fois, je n’y crois plus, il y aura une suite. Même si la porte se refermait, il y a une chance qu’elle soit restée entrouverte. Car cette histoire était juste de la bombe. J’ai adoré, du début à la fin. C’était étrange car on avait ce personnage qu’on connaît si bien et, en même temps, tout était nouveau, réinventé. C’était perturbant et adorable. Mais bien trop court, j’en voudrais tellement plus.

Les personnages sont saisissants. Bien sûr, il y a Coste, brisé par sa dernière enquête ; Anna, aussi magnifique qu’étrange ; Bisset et Mercredi, les petits nouveaux qu’on apprend à aimer au cours de cette histoire. Comment ne pas succomber ? Et l’histoire, cette histoire… On voit venir des choses, puis c’est autre chose. On cherche une autre piste, on se trompe. On comprend ce dénouement incroyable qui nous tombe dessus, mais c’est encore une erreur. Jusqu’à cet épilogue, terrible, qui m’a fait frissonner.

Comment dire ? Le titre est évocateur. Quand vous le commencerez, vous serez immédiatement dans les brumes, même si elles arrivent plus tard dans le texte. Saurez-vous voir au travers ?

mardi 16 mars 2021

Impact

Face au mal qui se propage et qui a tué sa fille,
Pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir
Virgil Solal entre en guerre, seul, contre des géants.
Impact
Olivier Norek 2020

Ah ! Mon petit Olivier Norek. Bon, ça fait familier, mais que voulez-vous, il s’agit d’un auteur que j’affectionne tout particulièrement. Chacune de mes lectures est particulière, terrible, entraînante. Je sais que je ne vais pas m’ennuyer, que je vais être outrée, que je vais pleurer car c’est déjà terminé. Bon, vous allez me dire : pourquoi le lire si je sais que ce sera comme ça à chaque fois ? Mais car j’adore !!

Cette fois encore, c’est gagné : je me suis régalée en lisant ce texte et, dès les premières pages, j’ai été embarquée dans une histoire absolument terrible. J’ai été touchée et je me suis dit que ça ne pouvait que mal se terminer. Mais je n’aurais jamais pensé que cela prendrait cette tournure. C’est juste complètement dingue. Et surtout, je ne pensais pas qu’il y aurait des changements d’objectifs (en apparence) pendant le roman. On pense qu’on va avoir droit à une affaire de kidnapping pendant tout le livre. Mais non ! Cela va plus loin, c’est bien plus terrible et fou !

Les personnages sont juste géniaux. J’ai adoré leur côté « vrai », leur personnalité bien affirmée, leur envie de faire les choses bien, en leur âme et conscience, même si cela semble mal. Dans ce texte, tout est dans la nuance, et on se retrouve vite à encourager le kidnappeur, car ses motivations sont juste tellement belles. Et puis c’est un livre. Et puis c’est beau de croire que les choses peuvent changer.

En bref, encore une fois, nous avons le droit à un livre qui nous fait réfléchir, qui nous bouscule et nous perturbe. J’ai adoré ce texte et j’attends le suivant avec une grande impatience !

dimanche 28 juin 2020

Surface

Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, blessée en service d’un coup de feu en pleine tête, se voit parachutée dans le commissariat d’un village perdu, Avalone, afin d’en envisager l’éventuelle fermeture.
Noémie n’est pas dupe : sa hiérarchie l’éloigne, son visage meurtri dérange, il rappelle trop les risques du métier… Comment se reconstruire dans de telles conditions ?
Mais voilà que, soudain, le squelette d’un enfant disparu vingt-cinq ans plus tôt, enfermé dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone, au fond duquel dort une ville engloutie que tout le monde semble avoir voulu oublier…
Surface
Olivier Norek 2019

Avec Olivier Norek, on ne peut que passer un bon moment. Et on sait que ça va être terriblement réaliste et plein de suspense et d’émotions. Jusqu’à présent, quand j’ai lu cet auteur, j’ai adoré mes lectures, me demandant quand paraîtrait le titre suivant. Alors, quand j’ai trouvé celui-ci, je n’ai pas hésité.

Et il commence très fort. Une intervention qui tourne mal, une blessure inimaginable, une femme brisée qui doit apprendre à se reconstruire. L’auteur nous permet dès les premières pages de comprendre l’horreur que doit vivre Noémie, et son combat de tous les jours.

J’ai adoré ce personnage. Sa force mêlée à sa fragilité en font une personne que l’on a envie de suivre, d’encourager. On voudrait l’aider à envoyer balader son ex et lui faire comprendre que la nouvelle vie qu’on lui offre est une opportunité à saisir : elle peut y vivre et refaire son trou. C’est une chance et non un malheur.

L’intrigue de ce texte est juste top. L’auteur est allé vraiment très loin dans son idée, ce qui a permis de mettre en valeur Noémie et son intellect, qui a par son instinct trouvé comment élucider cette affaire vraiment complexe. On la suit, on veut comprendre, on se demande comment elle peut penser à tous ces détails. Jusqu’au dénouement, qui m’a juste bluffée.

Encore une fois, Olivier Norek a su m’embarquer dans son histoire, et cette lecture m’a fait bien plaisir. Il fait voyager et, ça, ça fait du bien.

vendredi 8 novembre 2019

Entre deux mondes

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation. Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.
Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.
Entre deux mondes
Olivier Norek 2017

J’ai énormément hésité à lire ce livre. J’avais entendu tellement de bien sur l’histoire que j’avais cette peur de ne pas apprécier et de ne pas arriver à rentrer dedans. Je voulais absolument adorer ce texte, et du coup cela me freinait. C’est très contradictoire, mais parfois ça ne se contrôle pas. Et finalement, je me suis lancée. Ces quelques lignes au dos du livre ont fini par m’achever et m’obliger à me lancer. Et je ne regrette clairement pas !

J’ai lu ce texte il y a un moment maintenant et j’ai oublié de le chroniquer. Du coup, je pourrais dire que ma chronique sera courte, que je ne me souviens plus de tout. C’est vrai, mais en même temps j’ai ces images qui me reviennent en tête, des scènes qui m’ont marquée et que j’ai visualisées avec tellement de détails et de précision qu’il est impossible de tout occulter. Les noms se sont effacés, sauf celui d’Adam, mais les rôles et les actes sont restés.

Et au final, c’est ce qui compte, car ce sont les actions décrites dans ce texte qui sont bouleversantes. On peut transposer ces scènes à la vie réelle. C’est ce qui est à la fois beau et à la fois horrible. Car, quand on lit ce livre, on ne peut qu’être outré, choqué, ne pas comprendre le monde dans lequel on vit. J’ai ressenti une tristesse tellement forte que je sais que ce roman restera longtemps dans ma mémoire.

Olivier Norek sait nous faire passer ses sentiments, ses émotions, ses idées, sans nous forcer à adhérer à sa position, mais en nous présentant les faits (certes en orientant son propos), et cela est juste très pur. J’ai hâte de lire un autre de ses textes, du coup !

mardi 20 juin 2017

Surtensions

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels, un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur, se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance… Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.
Surtensions
Olivier Norek 2016

Je me meurs ! J’avais aimé les deux premiers tomes de cette saga, vraiment. Mais là, après avoir lu cette troisième histoire, je ne les aime plus, car celui-ci… c’est de la bombe atomique ! Cette intrigue surpasse tellement les deux premières histoires que je ne vais pas y survivre… C’était juste trop super !

Les deux premiers tomes étaient plutôt liés à des histoires sur fond de politique et de magouilles en tout genre. C’était bien trouvé et tellement crédible que j’en avais peur. Ici, l’histoire pourrait paraître plus banale mais, au niveau émotionnel, on bat tous les records. Dès les premières pages, on nous fait une annonce fracassante. J’étais horrifiée et j’ai oublié. Jusqu’à ce que ça arrive et, là, j’étais juste dévastée.

Dans ce tome, Olivier Norek a joué avec mes nerfs et mes sentiments, maltraitant mes personnages préférés et leur faisant vivre l’horreur. Et je ne mâche pas mes mots, car je suis triste pour eux. D’ailleurs, personnages, vous devriez vous rebeller contre votre auteur, il est trop méchant avec vous…

Sur fond de kidnapping, d’univers carcéral, de cambriolage, Coste doit se débattre avec ses propres émotions, et il ne se sent vraiment pas bien alors, forcément, l’enquête en devient de plus en plus compliquée. J’ai espéré jusqu’au bout qu’il aille mieux, qu’il oublie cette folle idée… Ben oui, moi, je veux un autre tome, donc… comment ça je vous fais un teasing de fou ? Vous voulez savoir ? Ben, lisez-le !

vendredi 6 mars 2015

Territoires

Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste et de son équipe, le calme semble être revenu au sein du SDPJ 93. Pas pour longtemps, hélas ! L’exécution sommaire de trois jeunes caïds va les entraîner sur des pistes inimaginables. Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un chef de bande psychopathe d’à peine treize ans, des milices occultes recrutées dans des clubs de boxe financés par la municipalité, un adjoint au maire découvert mort chez lui, torturé… et Coste se retrouve face à une armée de voyous impitoyables, capables de provoquer une véritable révolution. Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang ?
Territoires
Olivier Norek 2014

Voici le second tome des aventures de Victor Coste et, une nouvelle de fois, j’ai passé un bon moment. Il faut dire, quand même, que ce tome commence fort, même si ce n’est pas aussi fou que le premier (comment tenir la comparaison face à un cadavre qui se réveille pendant son autopsie ?). Cette fois, on a droit à plusieurs morts et à une machination laissant à penser que des tas d’horreurs vont encore se produire.

J’avoue que le premier grand méchant que j’ai vu dans ce livre m’a tuée (vous avez vu le jeu de mots ?). D’abord, car c’est un gamin et, ensuite, parce qu’il a une conception particulière de l’utilisation des micro-ondes… Heureusement que c’est de la fiction, sinon j’aurais tué ce gamin de mes mains… J’ai toutefois été surprise de tous les bouleversements et revirements de situation lors de l’intrigue : on passait d’un protagoniste à l’autre pour réaliser petit à petit que nous étions dans quelque chose de vraiment gros ! Et la situation a fini par se stabiliser sur un personnage que j’ai très vite détesté. Comment peut-on être aussi vil ?

Le style est sympa et l’écriture fluide, ce qui nous permet de bien nous immiscer dans l’histoire et de suivre avec intérêt les personnages, autant d’un point de vue professionnel que personnel… D’ailleurs, je n’aurais jamais cru que cela évolue dans ce sens entre Victor et Léa ! Enfin, l’intrigue tient la route, même si parfois cela semble complètement surréaliste, dans le sens où jamais je n’aurais pensé que la quête de pouvoir puisse aller aussi loin… J’espère que ce n’est pas tiré d’une histoire vraie (ou de plusieurs) qu’aurait vécue Olivier Norek au cours de ses enquêtes, sinon j’aurais bien peur ! En tout cas, niveau divertissement, j’ai été bien servie avec ce titre !

samedi 14 juin 2014

Code 93

Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.
Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par autocombustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.
Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…
Code 93
Olivier Norek 2013

Depuis le temps que je voulais découvrir cette histoire, c’est enfin chose faite. Une petite note rapide, donc, sur cet ouvrage que j’ai bien apprécié.

Olivier Norek connaît bien son domaine, car d’après ce que j’ai lu, c’est un policier. Ce que je peux dire, c’est que ce livre le démontre bien, de par le vocabulaire employé et la multitude de détails qui nous permettent de vraiment nous immiscer dans l’histoire. Ajoutons à cela la fluidité du style, et vous obtenez un livre que vous ne pouvez pas arrêter de lire !

Dès les premières pages, j’ai été prise par l’intrigue. Un cadavre qui se réveille à la morgue, ce n’est pas très banal, donc ça retient forcément l’attention. Presque autant que le nom du mort vivant mais, ça, c’est du hasard. Rapidement, le ton du roman est donné, une nouvelle mort atroce survient, et les briques se superposent peu à peu pour nous emmener dans une enquête qui m’a beaucoup intéressée, car elle jouait beaucoup sur les relations humaines.

Notons que cette enquête est d’ailleurs accompagnée par une problématique plus « politique » et proche de Coste, ce qui donnait un petit effet « complication » qui n’était pas pour me déplaire. Le personnage principal avait bien du souci à se faire, entre l’enquête en cours, les découvertes des pourris en interne qui faisaient leur tambouille sans se douter qu’il y aurait des répercussions, et son histoire naissante avec Léa. Coste est au centre de tout et doit tout gérer. Il se démène comme il peut, et j’ai bien envie de le revoir dans une autre intrigue, histoire de continuer sur ma lancée.

Ça tombe bien, Code 93 n’est qu’un premier tome. À suivre, donc !